Le renouveau de l’histoire locale
Pastille graphique : début du 20e siècle
L’histoire locale est remise au goût du jour pendant la période d’annexion de l’Alsace et de la Moselle à l’Empire allemand (1871-1918). Les instituteurs et les ministres des cultes, encouragés par les autorités, puisent dans les archives des mairies et des paroisses et publient des articles. À Birlenbach, le château de Catharinenburg y tient une place importante et l’on redécouvre les liens avec la Suède.
Les recherches de Charles Ungerer
Pastille graphique : 1965-1971
Natif de Birlenbach, il effectue des recherches aux Archives nationales de Suède et apporte une connaissance exacte de Catharinenburg, de son histoire et de celle des châtelains.
Les fouilles qu’il entreprend à ses frais corroborent les documents trouvés dans les archives. Les fondations qu’il met au jour prouvent que les plans établis par Johann Casimir en 1618 ont été respectés.
À cette occasion, Charles Ungerer recueille un grand nombre de vestiges, fragmentaires pour l’essentiel : pierres taillées, éléments de colombage, débris de poêles, de poterie, de tuiles, d’ardoises, de vitres brisées…
L’association Patrimoine
Pastille graphique : 2019
Pour marquer les 400 ans de la construction de Catharinenburg (1619), l’association « Patrimoine de Drachenbronn-Birlenbach » voit le jour.
Un important travail de recherche dans les archives du Riksarkivet de Stockholm aboutit à une exposition et à plusieurs réalisations :
– une maquette en acier du château dans le jardin du presbytère à Birlenbach ;
– une restitution en 3D du château ;
– la publication d’une monographie sur le Catharinenburg ;
– la création d’un petit musée abritant les trouvailles de Charles Ungerer, triées et inventoriées.
La mise en valeur du site
Pastille graphique : 2022-2026
L’association projette de mettre en valeur le lieu historique où s’élevait autrefois le château, dans une volonté de transmission aux générations futures de ce pan d’histoire méconnu.
– La parcelle communale, progressivement envahie par la friche, est rouverte, puis nivelée et ensemencée ;
– parallèlement, le dossier se construit avec le soutien des collectivités ;
– le projet se dessine en collaboration avec des professionnels du paysagisme et de l’interprétation du patrimoine.
Des plantations et la mise en place de mobiliers et de panneaux d’interprétation sont réalisées en 2026 pour enrichir le site et l’ouvrir aux visiteurs.