La liaison château-jardin
Le jardin est situé sur une terrasse naturelle, dans l’axe du château. Il s’agit d’une nouveauté en Allemagne : avec ses deux carrés saillants aux angles nord, son dessin forme la silhouette agrandie inversée du château. La disposition des parterres correspond, en apparence, au plan d’un jardin d’agrément à la française.
Une conception novatrice
Sur un plan détaillé de Johann Casimir, il est surprenant de trouver des arbres fruitiers comme des cognassiers, des pruniers ou encore des mûriers aux croisements des chemins, là où l’on trouve traditionnellement des statues, obélisques ou arbres d’ornement. Le jardin de Catharinenburg ressemble à un jardin paysan, dans lequel cohabitent fleurs et plantes utiles. Ces choix illustrent la pensée réaliste et pratique du comte Johann Casimir.
Comme pour le choix des plantes, la conception du jardin est révolutionnaire : ni murs d’enceinte, ni tours d’angle. Le jardin s’ouvre, des côtés nord, est et ouest, vers un vaste verger, où pommiers et poiriers sont plantés en rangs réguliers, sans clôture. Il s’inscrit discrètement dans le paysage alentour.
La pharmacie de plantes médicinales
Les plantes aromatiques et médicinales du jardin, qu’on appelle aussi les « simples », étaient séchées sous le toit, puis distillées et transformées en décoctions ou en sucreries.
À Catharinenburg, cette officine était installée dans deux pièces attenantes aux appartements de Catharina, équipées :
- d’un fourneau et d’un alambic ;
- ainsi que d’armoires contenant des flacons en verre.
La pratique de la médecine est jusqu’au 17e siècle essentiellement une affaire de femmes.
Il est coutumier, dans les châteaux allemands, que la châtelaine distribue gracieusement des médicaments aux sujets pauvres. À Birlenbach, où l’on ne trouve ni médecin ni apothicaire à des lieues à la ronde, l’on peut aisément évaluer l’impact d’une telle œuvre de bienfaisance.
Jeu : relier le dessin de plante à son nom et à son remède, réponse en suivant le fil dessiné.
Côté château
Côté jardin